ÉCHELLES DU PANTIN
Jean-Bernard WEISS
(Paris)
Mode d’emploi
Les échelles du "Pantin" sont de nouvelles échelles réalisées à partir
dune idée originale de Jean-Pierre Bonnac et destinées aux très jeunes enfants.
L’ensemble, indivisible, comporte :
Attitudes du pantin
Chaque bras du pantin peut être dirigé vers le haut, à l’horizontal ou vers le
bas; ce qui donne 9 positions différentes (Figure 1).
Figure 1 : Planche témoin, avec les 9 attitudes du pantin. L’enfant peut montrer du doigt le pantin qui correspond à celui que l’examinateur lui présente.
Réponse de l’enfant
Comme toutes les échelles d’images, l'enfant doit reconnaître l’image
présentée. Il répond soit en désignant sur la planche témoin le pantin qui a la même
attitude que celui qui lui est présenté, soit en mimant, debout, l’attitude avec
ses bras.
Difficultés relatives de ces 3 échelles
Capter l’attention du jeune enfant est la principale difficulté rencontrée lors
de la mesure de l’acuité visuelle. Cette difficulté augmente avec la distance
d’examen et le nombre d’optotypes présentés sur l’échelle.
De ces trois échelles, l’échelle en tableau pour la distance d’examen de 5 mètres est la plus difficile, et l’échelle des "tarots" est la plus facile car la distance d’examen est de 2 m 50 et un seul pantin est présenté à la fois.
Les "tarots"
La distance d’examen est de 2 m 50. Les précautions d’usage seront
respectées : éclairage suffisant, obturation complète d’un œil, puis de
l’autre, respect de la distance d’examen.
Chaque carte, imprimée recto-verso, comporte 4 pantins :
carte A : 2 pantins de 1/10; 2 pantins de 2/10
carte B : 2 pantins de 3/10; 2 pantins de 4/10
carte C : 2 pantins de 6/10; 2 pantins de 8/10
carte D : 2 pantins de 6/10; 2 pantins de 8/10
Figure 2 : Les quatre "tarots".
Présentation des "tarots"
L’examinateur présente la partie haute d’une carte en cachant avec sa main
la partie inférieure de cette carte. L’enfant ne voit donc que le pantin de la
partie supérieure. Sur la face tournée vers l’examinateur, le pantin est reproduit
en miroir; ainsi si l’enfant reproduit la posture du pantin présenté, cette posture
sera la même que celle du pantin imprimé vu par l’examinateur.
Figure 3 : Les deux faces de la carte A. Sur chaque face il y a un pantin de 1/10 et un pantin de deux 2/10. Pour chaque valeur, les deux pantins sont imprimés en miroir. Ainsi le pantin tourné vers l'examinateur représente l’attitude que doit avoir l'enfant s’il répond bien.
On commence par les pantins de 1/10 et 2/10 pour entraîner l’enfant à reconnaître et à reproduire l’attitude. Par construction, les 2 pantins de 1/10 sont différents mais symétriques. On détermine ainsi rapidement si l’enfant à compris la consigne et si sa vision n’est pas trop basse.
Si l’enfant répond correctement, on passe rapidement à 3/10 et 4/10.
Pour les 6/10 et 8/10, il y a quatre pantins dans des positions différentes, ce qui permet éventuellement de confirmer qu’il n’y a pas d’amblyopie importante.
Si l’enfant répond très bien, on peut alors utiliser les tableaux pour 2 m 50 ou 5 mètres, en montrant, pour chaque ligne, le pantin à reconnaître.
Échelle de loin pour une distance d’examen de 2.5 mètres
Il y a 6 lignes, pour des acuités visuelles échelonnées de 2/10 à 8/10. Comme la
distance d’examen n'est que de 2.50 mètres, cette échelle est plus facile à
utiliser chez les très jeunes enfants que celle pour une distance de 5 mètres. Il faut
montrer du doigt le "pantin" à reconnaître.
Figure 4 : Échelle pour une distance d’examen de 2.50 mètres. Les acuités visuelles varient entre 2/10 et 8/10.
Échelle de loin pour une distance d’examen de 5 mètres
Il y a 5 lignes, pour des acuités visuelles échelonnées de 4/10 à 10/10.
Cette échelle permet de dépister une amblyopie relative. Mais elle n’est pas adaptée pour la mesure des basses acuités visuelles.
Pour les basses acuités visuelles, on peut soit diminuer la distance d’examen, soit utiliser l’échelle des "tarots".
Figure 5 : Échelle de loin pour une distance d’examen de 5 mètres.
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Varia IV
(Dernière mise à jour de cette page le 28/05/2006)